Mon travail, dés mes débuts, s’est construit autour du besoin de donner corps à l’être disparu. Une urgence de combler cette disparition, en créant une image liée à mon imaginaire et à ce que j’avais ressenti lors de la perte: une absence, un vide. Petit à petit, un réservoir formel de gestes de peinture, de surfaces s’est créé autour de l’idée du corps absent. C’est ce qui m’a poussé, très tôt, à m’approcher du milieu hospitalier. A Bordet, par exemple, où durant une année, j’ai pu rencontrer la réalité des différents services. C’est donc autour du corps mort, malade, en voie de guérison que, petit à petit, s’est élaborée ma recherche picturale. Au delà de sa représentation, c’est son mouvement qui va devenir l’axe central de mon travail. Ainsi, l’acte de peinture se vit comme un dialogue: ce qui émerge, sans faire appel à ma volonté et laissant une certaine dimension au hasard, l’élaboration du travail met en route des allers/retours, des renvois, des règles inventées de toute pièce pour que naisse, dans un jeu, une peinture qui fasse image

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